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- Titel: Moongoss, P.King Ft Lyric-Knight - Fils D'immigrés
- Jahr: 2009
Text:
Moongoss
Souvent trahit, souvent déçu, par ces faux frères.
Putes frères, ceux pour qui t'aurais fait la misère.
Ne me confond pas non non, je fais pas partis de ceux-là,
ouvre les yeux, tu ne vois toujours pas que tu ne peux compter que sur toi ?
Un seul but, un seul devoir :
Protéger la mifa, ne jamais les décevoir.
Regarde un peu par quoi sont passés nos darons,
ne m dis pas qu'ils ont fais tout ça,
pour voir leur fils partir au charbon.
Je te parle de la vie tel que tu la connais,
pas de ces faux mc's qui ne rêvent que de money money.
C'est à travers ces coups de putes, ces blessures,
que tu verras la vérité se prostituer.
C'est cette galère quotidienne,
qui pousse à prendre le large,
qui force à faire des choses vraiment barges, putin !
On me dit que la vie peut être belle,
la mienne est moche depuis la maternelle.
Souviens-toi, ce bon vieux temps,
Là où, l'homme ne favorisait pas l'argent,
là où, la différence ne se faisait pas sur un jeu de couleur.
Là où, nos mères avaient droit au bonheur.
Si j'ai été élevé à la dur, c'est pour mieux concevoir mon armure.
Parce que, fils d'immigrés n'as pas le droit à l'erreur,
c'est avec honneur, que je représente tous ces frères migrateurs,
Complices de ces horreurs, véritables terreurs.
Refrain :
J'écris des rimes à l'envers, pour te remettre à l'endroit,
ne me parle pas de gun, je sais que t'en a vu qu'au cinéma.
D'un signe de la main, ça peut partir en couille,
à la vue d'un majeur, certains sont prêt à faire cracher les douilles.
À lacher les coups de coudes dans la gueule,
tout ça avec le seum qu'on a tous dans le coeur.
Fils d'immigrés, on va se laisser aller dans l'echec,
on a la fierté de nos pères, on préfère mourir que retourner nos vestes.
P.King
Ecoute, je t'explique tout sans tabou,
ptit frère j'vais t'expliqer pourquoi nos mères sont à bout.
Au début, venu au monde après neuf mois de grossesse,
qui aurait cru qu'on allait sombrer dans notre jeunesse ?
Pour certains première garo à l'âge de 12 piges, la beuh à l'âge de 13.
Puis ça commence à écouter du rap en bas de la tess,
du NTM, Snoop Dog, tout en faisant des pas de Hip-Hop.
Top, c'est partit pour le mouvement caillera,
ça parle de gun, de cash, rien à avoir avec du Dalida.
Ca marche en AirMax, puis en requin,
ça porte des vestes en cuir, jusqu'au sur vet' costla.
Ca parle mal, vu que la société casse les couilles,
d'un jour à l'autre ça commence à crier :
"nique les keufs et leurs patrouilles"
Enfait on a les boules, échecs scolaires,
et le monde du travail, qui refuse de nous ouvrir la porte.
On est à l'aide social, parce que nos darons sont des immigrés,
ils ont quitté le bled à cose des fils de pute armés.
Tu sais, la guerre a fait des massacres, pas que des morts,
les rescapés son devenus des intérnés à l'asile.
Je ne peux me reposer que sur Dieu et la musique,
l'homme est le pire ennemi, c'est vrai mais c'est tragique.
Pour ça qu'on veut tous s'endurcir,
troquer les cahiers contre les gants de boxes,
et les sentiments contre un coeur de pierre.
(Refrain)
Lyric-Knight
C'est Lyric-Knight, chevalier lyrical,
venu représenter tous les frères qui ont la dalle.
Considère mon flow comme une cathédrale,
vient te confesser et dire tout ce qui te fais mal.
J'suis pas là pour parler de mon égo,
juste pour faire resortir la fureur de mon stylo.
Couvrir mes larmes de lyrics mortelles,
car dans ce rap game y'a trop de bordel !
J'débarque blindé jusqu'aux oreilles,
un gilet anti-flic sous la tunique hé !
Je viens pour m'exprimer de la vie quotidienne,
fils d'immigrés tous obligés d'aborder les mêmes thèmes.
Dit les choses cash, et négro fait bellek,
à tous les sois disant compères tous qualifiés de traître.
Il sera trop tard quand tu verras qu'il veulent tous te la mettre,
et tu te diras sans doute "putin quel con j'ai pu être ..."
Hé oui poto c'est la réalité,
à croire qu'on peut plus prendre de tasse de thé.
Avec un poto déprimé, qui fait semblant de chialer,
pour ensuite te fourniquer.
C'est technique, la vie va en sens unique,
impossible de squatter le passé, et recoller les briques.
Cela est du au fait que nos desseins soient souvents cyniques,
des situations critiques, c'est génération : Brolic click click !
(Refrain)